Les débuts de Sacha Boisvert avec les Blackhawks de Chicago dans les derniers jours ont mis un baume sur une saison « différente de celle qu’il aurait voulu connaître » à l’Université de Boston.
Boisvert a terminé le calendrier 2025-26 avec une récolte de 17 points (3 buts, 14 passes) en 26 matchs avec les Terriers, une légère baisse par rapport à sa première saison dans la NCAA, disputée avec les Fighting Hawks de l’Université du Dakota du Nord.
Au bout du fil avec LNH.com à quelques heures de son cinquième match dans la LNH, samedi, Boisvert refuse de verser dans les excuses. Il avoue, toutefois, avoir pratiquement joué l’entièreté de la saison en dépit d’une blessure à une épaule subie avant son deuxième match du calendrier, en octobre dernier. Une décision qu’il regrette avec le recul, mais qui fait partie d’un processus « d’apprentissage », dit-il.
« J’arrivais dans un nouveau programme. J’ai appris à connaître les gars pendant l’été. Je voulais me prouver, explique le Trifluvien. Et une saison NCAA, ce n’est pas comme une saison de la LNH. Tu joues uniquement les vendredi et samedi, et ce, pour un maximum de 41 matchs. Chaque match est vraiment important.
« J’avais mal, mais en cours de semaine, je prenais du mieux. Et là, je me disais que j’étais en train de passer au travers et que j’allais pouvoir jouer. Ou parfois, je ne jouais pas le vendredi et l’équipe perdait, donc je me sentais mal, je voulais jouer. J’ai vécu cela jusqu’à Noël. »
Aujourd’hui, cette blessure et la NCAA en général sont derrière lui. Il savait déjà, au moment de l’élimination des Terriers, qu’il allait terminer la saison dans la LNH avec les Blackhawks. Et depuis près de deux semaines maintenant, il ne carbure plus seulement à l’anticipation.
Boisvert a paraphé officiellement son premier contrat professionnel le 16 mars, mais il n’a fait ses débuts dans la LNH que 10 jours plus tard, faute de visa de travail. Dix jours qui ont eu des allures de tourbillon, mais qui lui ont aussi permis de bien apprivoiser l’environnement d’une équipe de la LNH avant d’être envoyé dans la mêlée.
« Je me rappelle que dans l’avion, je me posais tellement de questions, raconte-t-il. Je ne connaissais pas le groupe, je ne savais pas à quoi allait ressembler l’horaire. J’apprends beaucoup depuis mon arrivée.
« Juste le fait de m’entraîner seul, commencer à côtoyer les gars, ‘’briser’’ mon nouvel équipement et prendre ma chambre d’hôtel avant de participer à un premier entraînement, puis un premier match, c’était bien. »
Boisvert a effectué ses débuts contre les Flyers à Philadelphie le 26 mars, devant parents et amis. C’est lorsqu’il a enfilé l’uniforme de match des Blackhawks dans le vestiaire visiteur avant l’échauffement que le « rêve est devenu réalité ».
« Mais je suis resté dans le moment présent, tempère-t-il. C’est la LNH, mais je savais que j’avais un match à jouer. Je m’en allais faire quelque chose d’inconnu. C’était incroyable d’être sur la glace avec les gars. De match en match, je me sens de plus en plus à l’aise. »
Un physique à exploiter
Depuis ce premier match à Philadelphie, Sacha Boisvert alterne entre le centre du quatrième trio et la galerie de presse. Samedi, il a inscrit son premier but en carrière dans la LNH dans un gain de 4-2 des Blackhawks contre le Kraken de Seattle.


















