ARLINGTON, Virginie – Après avoir raté leur chance d’assurer leur place en séries éliminatoires pour une première fois depuis 2011, les Sabres de Buffalo sont retournés au travail vendredi en ayant comme objectif de se placer en meilleure position pour réussir à leur deuxième tentative.
Au lendemain de la défaite de 4-1 contre les Sénateurs d’Ottawa, les Sabres ont mis les bouchées doubles à l’entraînement en vue de leur duel face aux Capitals de Washington, samedi (19 h HE; MNMT, MSG-B).
« J’ai trouvé que le degré d’énergie était excellent, a souligné l’entraîneur Lindy Ruff. Le rythme était très bon. Nous avons mieux patiné aujourd’hui que nous l’avons fait hier. »
Ruff a ensuite suggéré une explication.
« Parce que nous n’avions rien à gagner aujourd’hui. »
Les Sabres (46-22-8) étaient peut-être un peu trop préoccupés par l’enjeu, jeudi. Sachant qu’une victoire permettrait de mettre un terme à la plus longue disette de l’histoire de la LNH – 14 ans – sans participation aux séries, la nervosité a pris le dessus.
« Peut-être que la pression a un peu rattrapé les gars », a admis Ruff.
Buffalo est toujours en excellente posture avec six matchs à jouer. Installés au deuxième rang de la section Pacifique, avec le même nombre de points que le Lightning de Tampa Bay, les Sabres savent que ce n’est qu’une question de temps avant d'assurer leur place en séries éliminatoires.
En fait, ça pourrait même se concrétiser avant qu’ils embarquent sur la glace contre les Capitals, car une défaite des Red Wings en temps réglementaire contre les Rangers de New York, samedi après-midi, confirmerait la qualification de Buffalo. Néanmoins, les Sabres savent qu’ils se doivent d’élever leur jeu d’un cran afin de connaître du succès en séries.
Après leur séquence de 12-1-0 au retour de la pause olympique, ils montrent une fiche de 2-2-2 à leurs six derniers matchs. Ils ont accordé au moins trois buts dans cinq de ses affrontements.
« Nous devons simplement nous assurer que notre jeu soit le meilleur possible, ce qui n’était pas le cas hier soir, a dit l’attaquant Alex Tuch. Nous sommes dans la course pour le titre de notre section, et nous sommes également à deux points de la Caroline (et du premier rang dans l’Est). Il y a plusieurs enjeux, mais nous devons seulement nous concentrer à jouer. »
Cette formule a fait le succès des Sabres depuis qu’ils ont renversé la vapeur après les 29 premiers matchs de la saison (11-14-4). L’arrivée de Jarmo Kekalainen au poste de directeur général a possiblement créé une étincelle, mais c’est surtout le jeu de l’équipe qui lui a permis de se placer dans cette position depuis.
Ruff l’a rappelé à ses joueurs avant l’entraînement de vendredi.
« J’ai dit à l’équipe que nous avons maintenu le meilleur dossier pendant quatre mois d’affilée en ne changeant rien, a dit l’entraîneur. Nous jouons à notre façon et nous en sommes récompensés. L’important présentement, c’est que nous savons que ça va être difficile.
« Nous avons plusieurs gars qui savent à quel point c’est difficile en séries, puis nous avons d’autres gars qui n’ont jamais vécu l’expérience. Mais nous sommes au moment de l’année où les choses se corsent. »
Les Sabres l’ont appris à leurs dépens au cours des deux dernières semaines, et ils espèrent que ça les aidera pour la suite.
« Le jeu s’est beaucoup resserré dans les derniers matchs, a remarqué le gardien Alex Lyon. Ottawa en a été un bel exemple, hier soir. Sans quelques-uns de leurs meilleurs joueurs, ils ont réussi à jouer un excellent match, à gérer le match, à garder les rondelles devant eux, à limiter les chances de qualité. C’est le nerf de la guerre en séries.
« Ce n’est pas nécessairement à propos de celui qui crée le plus de choses, mais plutôt celui qui est le plus patient. »
Les Sabres tireront des leçons de la défaite à Ottawa et tenteront de s’en servir à Washington, une autre équipe qui lutte pour sa survie. Les Capitals (38-29-9) accusent trois points de retard sur les Sénateurs et la deuxième place de quatrième as.


















