Il faut aussi comprendre que ce n’était que la deuxième participation olympique avec des joueurs de la LNH. Aucun de nous n’avait grandi en rêvant de jouer aux Jeux olympiques, puisque ce n’était tout simplement pas une option. Nous avions tous grandi en rêvant de jouer dans la LNH. Alors pouvoir participer — et gagner l’or — représentait un bonus.
C’était encore plus significatif pour moi, puisque mon père avait aidé le Canada à remporter le bronze aux Jeux olympiques de 1956 à Cortina d’Ampezzo, en Italie. Chaque matin, en descendant déjeuner quand j’étais enfant, je voyais sa médaille accrochée au mur.
Maintenant, j’avais la mienne. Nous avions tous la nôtre. Comme équipe.
Huit ans plus tard, ça s’est reproduit.
Cette fois, j’ai vécu le moment magique à partir du banc, et non sur la glace. Nous avions affronté les États-Unis durant le tournoi à la ronde, une défaite de 5-3. Roberto Luongo était devant le filet pour le match pour la médaille d’or, et je ne peux pas assez souligner à quel point il a été exceptionnel, autant ce jour-là que tout au long de notre parcours.
Comme tout le reste du pays, j’ai bondi lorsque Sidney Crosby a marqué le « but en or » pour nous donner une victoire de 3-2 en prolongation. Incroyable!
Je me souviens d’être assis dans le vestiaire avant la prolongation et d’observer comment nos gars géraient la pression. Il n’y avait aucune panique. Pour eux, il fallait terminer le travail.
Puis Sid l’a fait.
Il était encore très jeune, mais on voyait déjà qu’il serait spécial. Il l’était déjà. Son calme dépassait largement son âge.
C’est encourageant de voir qu’il s’est entraîné samedi après avoir raté la demi-finale contre la Finlande vendredi en raison d’une blessure au bas du corps. Espérons qu’il puisse jouer. Mais même s’il ne parvient pas à le faire, sa simple présence sera un atout.
Selon moi, quelques éléments pourraient déterminer l’issue du match.
D’abord, éviter le banc des pénalités. À forces égales, il n’y aura pas beaucoup d’espace sur la glace. Avec le talent présent des deux côtés, offrir un avantage numérique à l’adversaire pourrait devenir une recette pour le désastre.
Ensuite, le travail des gardiens. Encore un sujet que je connais bien. À mes yeux, le hockey se résume toujours au jeu des gardiens.
Du côté du Canada, je pense que Jordan Binnington a encore une fois démontré qu’il est prêt pour les grands moments. Il avait gagné la confiance de la direction d’Équipe Canada lors de leur conquête à la Confrontation des 4 nations l’an dernier, et il poursuit sur cette lancée.
Chez les États-Unis, Connor Hellebuyck est parmi la crème de la crème des gardiens de la LNH depuis quatre ou cinq ans. C’est un gardien imposant au style conservateur, qui joue généralement plus profondément dans son filet. Une approche qui fonctionne très bien pour lui, y compris dans ce tournoi où il a été excellent.
Je dois avouer que lorsque je regarde ces matchs, je les vois encore avec les yeux d’un gardien. Comme je travaille toujours dans le hockey et que je suis constamment près du sport, c’est ma perspective. J’observe les angles, les décisions, la manière dont j’aurais réagi dans certaines situations.
Je vous le dis, je suis plus nerveux en regardant un match que quand j’y participais. Quand tu joues, tu peux influencer le résultat. Devant la télévision, c’est impossible.
Alors nous essayons d’aider le Canada comme nous pouvons.
Vendredi, nous avons regardé la demi-finale contre la Finlande à la maison, à St-Louis. Mon fils Max a décidé que notre chien Bruce devait porter un chandail d’Équipe Canada pour nous porter chance. Ça a fonctionné. Il a regardé tout le match ainsi. Et le Canada a gagné 3-2.
Vous pouvez être certains que Bruce portera encore ce chandail pour le match pour la médaille d’or.