Les Sénateurs sont à égalité avec les Red Wings de Detroit et les Blue Jackets de Columbus à 88 points, mais ils détiennent le bris d’égalité. Tout ça avec sept petits matchs à jouer. Et au moment où l’on croyait cette équipe sur le bord d’un effondrement complet après une série de trois revers.
« Nous sommes à ce moment de l’année où chaque match a une magnitude incroyable, a relativisé Tkachuk. Les victoires nous font sentir bien et chaque défaite ressemble à la fin du monde, surtout de la façon dont nous avions perdu contre les Panthers (de la Floride).
« C’était inacceptable pour tout le monde dans le vestiaire. Nous avons démontré du caractère pour rebondir. »
Petit rappel des évènements : les Sénateurs ont encaissé cinq buts en première période, mardi, pour finalement s’incliner 6-3 contre une équipe décimée qui n’a plus aucun espoir de participer aux séries. Cette défaite a causé des remous et entraîné beaucoup de bruit autour de l’équipe.
Le gardien Linus Ullmark était visé par les critiques. Tkachuk aussi, au cœur d’une controverse à la suite des propos qu’a tenus son père Keith, invité au balado qu’il anime avec son frère Matthew.
Mais une victoire aussi importante à ce temps-ci de l’année a le don de faire oublier ça. Surtout que les Sénateurs y sont parvenus majoritairement à cinq défenseurs, à la suite de la blessure à Tyler Kleven en tout début de première période.
« Nos défenseurs ont fourni un effort incroyable, a souligné Green. On en demande beaucoup à ces gars. Nous ne les connaissons pas beaucoup, et ils apprennent pendant les matchs. Ils ont très bien fait, ce soir. »
Déjà privés de plusieurs atouts à la ligne bleue, Jake Sanderson et Thomas Chabot en tête de lice, les locaux ont terminé le match sans cinq de leurs six défenseurs réguliers. Ils ont tout de même réussi à limiter les puissants Sabres à seulement 22 tirs.
« C’est une des choses les plus absurdes que j’ai vues, a souligné Tkachuk. Nous sommes vraiment malchanceux, et c’est probablement la plus grande période d’adversité que nous avons à traverser comme groupe. C’est fou ce qui continue de se produire.
« Il faut donner du mérite aux gars rappelés et aux autres qui doivent tous élever leur jeu d’un cran. Ils sont solides, et comme attaquants, nous tentons juste de leur rendre la vie facile en jouant en unité de cinq. »
Cozens, l’étincelle
Ça sautait aux yeux : Dylan Cozens n’avait vraiment pas l’intention de voir les Sabres – son ancienne équipe – assurer leur première participation aux séries en 15 ans sous ses yeux. Les visiteurs n’avaient besoin que d’une victoire.
Mais leur ancien protégé avait le couteau entre les dents. Il a marqué le but égalisateur, qu’il a célébré avec beaucoup de fougue, en plus de décocher pas moins de six tirs au but. Il a aussi distribué quatre mises en échec et bloqué un puissant tir frappé de Josh Norris en fin de troisième période pour protéger l’avance.
Y’avait-il quelque chose de personnel pour lui dans cet affrontement?
« Je crois que chaque fois que tu affrontes ton ancienne équipe, c’est personnel, a confirmé la première étoile de la rencontre. Nous avions besoin de ces deux points, pas mal plus qu’eux en ce moment. Je savais que nous avions besoin de cette victoire, et nous avons trouvé le moyen de l’obtenir. »
Sans son aide, ç’aurait sans doute été beaucoup plus compliqué pour les Sénateurs. Ils ont peiné à générer des chances avant de finalement réussir à ouvrir la marque. Les valves se sont ouvertes ensuite. Eller a donné les devants aux siens en début de troisième, tandis que Ridley Greig et Shane Pinto ont complété la marque dans un filet désert.
« Il a été tout simplement spectaculaire, a conclu Tkachuk au sujet de Cozens. Il patine, il protège la rondelle et il gagne ses batailles. C’est un vrai cheval. Je lui ai dit que je voulais qu’on se lève pour lui ce soir. Je savais que ce match avait plus d’importance à ses yeux. »